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ouverture dans 10h
À l’occasion du centenaire de la mort d’Auguste Rodin, considéré comme l’un des pères de la sculpture moderne, l’exposition pose un regard nouveau sur l’artiste, démontrant le caractère terriblement précurseur d’un sculpteur qui a réinventé son art.

Aux côtés des œuvres de ses contemporains, comme Bourdelle, Claudel, Brancusi, Picasso ou Richier, jeunes artistes fondamentalement influencés par Rodin, c’est toute la puissance de son génie qui s’impose aux visiteurs.

Comment Rodin a-t-il réussi à insuffler la vie dans ses sculptures de bronze ? Comment réussit-il à faire jaillir tant d’énergie d’un bloc de marbre ? En s’affranchissant des modes de représentation qui pesaient sur les héritiers du classicisme (David, Ingres) ainsi que sur les tenants du réalisme (Courbet, Millet), Rodin a changé définitivement le visage de la sculpture.

Comment ne pas être saisi par l’immensité de sa Porte des Enfers monumentale entourée de ses plus belles œuvres, toutes issues de ce répertoire de formes unique dans l’histoire de l’art ? Arrêtez-vous un instant devant cet homme qui marche, ce buste sans tête ni bras, qui annoncera l’art intense, voire angoissé, d’un Giacometti ou d’une Germaine Richier, le travail lyrique d’un De Kooning ou l’avènement des « nouveaux fauves » allemands comme Baselitz ou Lüpertz. Observez ces visages hyper-expressifs, révélant l’intériorité d’âmes torturées, un art impensable à une époque où seul le figuratif comptait, préfigurant l’abstraction et l’expressionnisme.

Une exposition qui révéle toute l’impertinence visionnaire d’un sculpteur de génie.